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Le burn-out : quand le corps dit stop avant nous

  • Photo du rédacteur: Laurent Chorier
    Laurent Chorier
  • 8 juin
  • 3 min de lecture

Il y a des matins où se lever devient une épreuve. Pas par flemme, pas par mauvaise volonté, mais parce que quelque chose, en vous, s'est épuisé. Vous avez tenu longtemps, peut-être trop longtemps. Et le mot « burn-out » commence à résonner différemment qu'avant.

Le burn-out (ou épuisement professionnel) est aujourd'hui l'une des souffrances les plus répandues dans nos sociétés. Pourtant, il reste souvent mal compris, y compris par ceux qui en souffrent. On a du mal à le nommer, à l'admettre. On se dit qu'on « n'a pas le droit », qu'il y a des gens qui ont de vraies raisons de craquer, pas nous.

Ce que le burn-out n'est pas

Le burn-out n'est pas une faiblesse de caractère, ni un manque de motivation. C'est l'aboutissement d'une surcharge prolongée, émotionnelle, physique, relationnelle, dans laquelle les ressources intérieures ont été puisées sans jamais être vraiment renouvelées.

Ce n'est pas non plus une simple fatigue que le week-end ou les vacances suffisent à effacer. On revient « reposé » en apparence, mais l'état d'épuisement profond, lui, reste. C'est souvent ce décalage qui alerte : le repos ne restaure plus.

Les signes qui méritent attention

Le burn-out s'installe rarement d'un coup. Il avance masqué, progressivement, souvent derrière une apparence de fonctionnement normal.

Parmi les signaux à ne pas ignorer : une fatigue qui ne cède pas malgré le repos, une irritabilité inhabituelle, un sentiment de vide ou d'absurdité face au travail, des difficultés de concentration qui s'aggravent, un détachement émotionnel envers ses collègues, ses proches, parfois envers soi-même. Certaines personnes décrivent aussi des douleurs physiques inexpliquées, des insomnies, une perte de plaisir pour ce qui nourrissait autrefois.

Ce que ces signes ont en commun : ils sont souvent minimisés, rationalisés, repoussés à « plus tard ». « Je tiens le coup, ça va aller. » Jusqu'au moment où ça ne va plus.

Pourquoi ça arrive, et à qui

On imagine facilement que le burn-out touche les personnalités fragiles, peu résistantes. C'est souvent l'inverse. Ce sont fréquemment des personnes très impliquées, perfectionnistes, qui ont du mal à dire non, qui prennent sur elles, qui donnent beaucoup, trop, avant de penser à se protéger.

Les causes sont rarement simples. Il y a bien sûr la charge de travail, les délais impossibles, le manque de reconnaissance. Mais il y a aussi quelque chose de plus intime : le rapport que l'on entretient avec la performance, avec la valeur qu'on se donne à travers ce qu'on accomplit, avec la peur de décevoir ou de ne pas être à la hauteur.

C'est souvent là, dans cet espace intérieur, que se joue l'essentiel.

Ce qu'une psychanalyse peut apporter

Le burn-out n'est pas qu'un problème de rythme de travail. Il dit quelque chose de plus profond sur notre rapport à nous-mêmes, à nos limites, à ce que nous croyons devoir être ou prouver.

Un travail psychanalytique permet d'explorer ces questions sans jugement : Pourquoi est-ce si difficile de s'arrêter ? Qu'est-ce qui se joue dans cet épuisement ? Qu'est-ce que cet effondrement révèle de notre histoire, de nos conflits intérieurs ?

Il ne s'agit pas de « réparer » pour reprendre le travail au plus vite. Il s'agit de comprendre, pour ne plus se retrouver au même endroit dans cinq ans.

Si vous vous reconnaissez dans ce que vous venez de lire, ou si vous sentez que quelque chose ne va pas sans parvenir à le nommer, n'hésitez pas à me contacter. Je reçois en consultation à Barsac et en séance vidéo, pour vous permettre de trouver l'espace qui vous convient.

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